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4 sept. 2015
Le coeur a ses raisons...


Le coeur a ses raisons...

 

Samedi dernier à la fête du bois d'Urcel,

j'ai présenté un spectacle de peinture en direct.

 

Depuis le matin,

le soleil,

étouffant et implacable,

écrasait tout.

 

A 18H,

au moment de mon entrée en scène,

la chaleur était à son paroxysme.

 

Tout allait bien.

Le rythme du spectacle était intense.

 

Soudain!

Mon coeur s'est affolé.

Il s'est mis a tambouriner

comme un malade

dans ma poitrine en feu.

 

Je suffoquais en chapelet de hoquets successifs.

 

En apnée,

je tentais tant bien que mal de contrôler la situation.

 

Brusquement,

mon coeur a cessé de battre.

 

Après deux inspirations puissantes,

il est reparti

comme si de rien n'était...

Ibara

 


fête du bois d'Urcel (02) 29 et 30 août 2015 Lien permanent

 

6 août 2015
Le peu


Je fais ce que je peux

Et je peux peu

Mais le peu que je fais

Je le fais de mon mieux...

Ibara

"Le tube de peinture rouge" (acrylique sur toile d'Ibara-format: 55cm/46cm)

www.ibara.weonea.com

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19 juin 2015
Humilité


 

Je

Je suis

Je suis tout

Je suis tout pe...

Je suis tout petit...

Ibara

peinture acrylique sur toile (format: 1m20/1m20)

www.ibara.weonea.com

 

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7 juin 2015
Vous avez dit artiste?


Un véritable artiste ne sert aucun pouvoir. 

C’est un insoumis congénital, un anti-collabo dans l’âme, un anticoagulant sociétal.

Il est par nature allergique à toutes les formes d’idéologies, qu’elles soient politiques, religieuses ou autres.

Il porte en lui un idéal inaccessible qui le dépasse.

C’est l’éternel étranger, le « sans papiers » flamboyant à l’identité incertaine.

Il n’a ni père, ni mère et seul le poète est son frère.

C’est pourquoi, jusqu’à sa mort, il reste un révolté, incompris et désespéré…

Ibara

www.ibara.weonea.com

Encre sur papier aquarelle 300gr

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25 mai 2015
La cape rouge


Le taureau est un animal d'une puissance inouïe, à la nature brute, à la virilité exacerbée qui, paradoxalement ne peut se concevoir sans sa dimension maternelle.

Dans les temps très anciens, le taureau était représenté le plus souvent, aux côtés de la Déesse Mère androgyne ou "mère pénis".

Dans mon enfance, mon grand-père voulait que je devienne matador.

Grand aficionado, il m'emmenait le samedi à la présentation des taureaux qui devaient combattre le dimanche après midi.

Il nous était impossible de les voir, en effet, il fallait leur éviter au maximum le contact avec les hommes.

En revanche, sous les gradins des arènes, il nous était permis de prendre l'allée centrale et sablonneuse, entre deux rangées de compartiments où se trouvaient les bêtes.

Je ressentais la présence de ces fauves noirs impressionnants, j'entendais leur souffle, leurs coups de cornes et de sabots violents contre les portes cadenassées des "chiqueros". C'était surtout l'odeur acre qui émanait de leur peau qui transpirait la frayeur dont je me souviens le plus.

Un chroniqueur espagnol a écrit "L'Andalousie sacrifie encore, de la sorte à la figure de la Mère antique, en même temps qu'elle l'exorcise de ses peurs ancestrales. Ces rites du sang et de la mort sont l'expression artistique de la condition de l'homme, où il cherche à échapper à son destin en l'accomplissant jusqu'au bout".

Je ne suis jamais devenu matador, heureusement, mais j'ai toujours gardé au fond de moi une certaine nostalgie de cette époque que je tente de camoufler par un idéal de vie intérieure extrême.

Parfois, dans le silence de mon atelier, lorsque je suis penché sur ma table de travail, j'ai l'impression qu'une cape d'un rouge lumineusement écarlate recouvre délicatement mon âme mélancolique...Ibara

www.ibara.weonea.com

Encre intitulée "L'oeil et le taureau" sur papier aquarellé 300gr

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22 mai 2015
Lettre de Pablo Picasso


Dans l’art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.
A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse. Et aujourd’hui, comme vous le savez, je suis célèbre, je suis riche.
Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot.
Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne semble. Mais elle a le mérite d’être sincère.”

(Pablo Picasso, lettre à Giovanni Papini, publiée en 1952.

Portrait de Pablo Picasso par Ibara (peinture huile sur toile)

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